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Le métier8 min de lecture

Ce qu'un conseiller financier indépendant peut faire pour vous, et ce qu'il ne fait pas

Le périmètre exact du conseil en investissements financiers, du courtage en assurance et du courtage en financement, et les trois métiers que nous n'exerçons pas.

Peu de professions sont aussi mal délimitées que celle de conseiller financier. Le terme recouvre des métiers différents, soumis à des règles différentes, et cette diversité rend la comparaison difficile pour celui qui cherche un interlocuteur. Savoir ce que chaque statut autorise permet de choisir en connaissance de cause.

Voici donc, sans détour, ce que nous faisons et ce que nous ne faisons pas.

Ce que recouvre le conseil en investissements financiers

Le statut de conseiller en investissements financiers autorise à formuler des recommandations personnalisées portant sur des instruments financiers et sur les services d'investissement qui s'y rattachent. Concrètement, cela couvre :

  • L'analyse d'une situation financière existante : portefeuille en place, contrats détenus, répartition réelle entre classes d'actifs, coûts supportés, risques concentrés que le client n'a pas identifiés.
  • La construction d'une allocation : la répartition entre actions, obligations, monétaire et actifs privés, calibrée sur un horizon, un objectif et une tolérance au risque établis par écrit.
  • La sélection : titres cotés, fonds, produits structurés, supports d'unités de compte, véhicules de non-coté lorsque la situation le permet.
  • L'examen d'une proposition reçue ailleurs : un second regard sur ce qu'une banque ou un autre intermédiaire vous a soumis, avant que vous ne signiez.
  • Le conseil en gestion de patrimoine à titre connexe : l'articulation d'ensemble entre placements, protection, financement et objectifs de transmission.

Chaque recommandation s'accompagne d'un document écrit exposant les options examinées, celle retenue, et les raisons pour lesquelles les autres ont été écartées.

Ce que le statut CIF ne permet pas

Un conseiller en investissements financiers ne gère pas votre portefeuille à votre place : la gestion sous mandat suppose un agrément distinct. Il ne reçoit ni ne transmet vos ordres, et il ne détient aucun de vos fonds. Les décisions vous appartiennent, et les capitaux ne quittent jamais les établissements où ils sont déposés.

Le courtage en assurance : un périmètre volontairement resserré

Notre activité d'intermédiation en assurance se concentre sur l'assurance-vie, les contrats de capitalisation et les plans d'épargne retraite, ainsi que sur les couvertures directement connexes aux autres missions du cabinet : prévoyance du dirigeant, protection familiale, garanties adossées à un financement.

Ce resserrement est délibéré. Nous préférons traiter en profondeur un domaine que nous maîtrisons plutôt que d'en couvrir plusieurs. L'assurance-vie justifie à elle seule cette attention : c'est l'enveloppe la plus utilisée en France, celle où les écarts de frais se cumulent le plus longtemps, et celle où la rédaction de la clause bénéficiaire produit les effets les plus durables.

Nous n'intervenons pas sur l'assurance dommages, l'automobile, la santé collective ou les risques industriels. Ce sont d'autres métiers, exercés par d'autres.

Le courtage en financement : au-delà de 500 000 euros

Nous accompagnons la recherche et la structuration de financements immobiliers et professionnels, pour des projets dont le montant excède 500 000 euros.

Ce seuil s'explique simplement. En dessous, le dossier relève d'un travail de comparaison que les courtiers généralistes réalisent efficacement et à moindre coût. Au-dessus, la question cesse d'être celle du meilleur taux affiché pour devenir celle de la structure : quelle entité emprunte, quelles garanties sont consenties, comment s'articulent les flux entre les sociétés, quelles clauses conditionnent le déblocage, et ce que tout cela produit sur le patrimoine personnel du dirigeant. C'est là que notre intervention a une valeur.

Nos honoraires sur ces missions sont exigibles uniquement après la remise effective des fonds, conformément à la réglementation applicable aux intermédiaires en opérations de banque.

Ce que nous ne sommes pas

Trois précisions, parce qu'elles évitent des malentendus coûteux.

Nous ne sommes pas conseillers en fusions-acquisitions

Nous n'organisons pas la cession de votre entreprise, nous ne recherchons pas d'acquéreurs, nous ne conduisons pas de processus de vente et nous n'établissons pas de valorisation d'entreprise à cette fin. C'est un métier à part entière, avec ses acteurs et ses méthodes. Nous intervenons en amont et en aval : ce que la situation de l'entreprise implique pour votre patrimoine avant l'opération, et ce que devient le produit de cession après.

Nous ne sommes ni avocats ni notaires

Nous ne rédigeons pas d'actes, nous ne délivrons pas de consultation juridique ou fiscale à titre principal, et nous n'établissons pas de montage sociétaire. Nous savons en revanche identifier quand ces compétences sont nécessaires, et travailler avec vos conseils habituels plutôt qu'à côté d'eux. Couvrir à la fois le droit, la fiscalité et la finance suppose une étendue de compétences que nous ne revendiquons pas.

Nous ne sommes pas une banque

Nous ne détenons pas vos avoirs, nous n'encaissons aucun fonds pour compte de tiers et nous ne tenons aucun compte. Les capitaux restent chez les établissements dépositaires, et les mouvements se font directement entre vous et eux.

CIFConseil en investissements financiersAnalyse d'une situationConstruction d'une allocationSélection des supportsSecond regard sur une offreCOACourtage en assuranceAssurance-vie, capitalisationPlans d'épargne retraitePrévoyance du dirigeantGaranties liées au financementCOBSPCourtage en financementImmobilier et professionnelProjets au-delà de 500 000 €Structuration des garantiesRémunéré après déblocageHors périmètre, et assumé comme telGestion de portefeuille sous mandatConseil en fusions-acquisitionsConsultation juridique ou fiscaleAssurance dommages, santé collectiveDétention de fonds ou de comptes
Ce que les trois statuts autorisent, et ce qui relève d'autres métiers.

Le point qui change tout : qui nous rémunère

Un périmètre bien délimité ne suffit pas si les incitations sont mal orientées. Dans le modèle dominant, le conseiller est rémunéré par le producteur dont il distribue les solutions. Ce modèle est légal et encadré, mais il crée une asymétrie : il ne rémunère jamais le conseil de ne rien faire.

Nous sommes rémunérés par nos clients, sous forme d'honoraires, et par personne d'autre. Aucune commission d'assureur, de société de gestion ou d'établissement prêteur n'est perçue ni conservée. Notre grille est publiée, et les honoraires sont fixés par écrit avant que le travail ne commence.

Un périmètre clair et une rémunération claire répondent à la même question : de quoi ce conseil dépend-il ?

Comment savoir si vous êtes au bon endroit

Trois vérifications valent pour n'importe quel interlocuteur, y compris nous.

Demandez le document d'entrée en relation avant tout autre document : il indique les statuts, le périmètre exact et les modalités de rémunération. Vérifiez l'immatriculation sur le registre public de l'ORIAS, où figurent les catégories réellement détenues. Et posez la question directement : qui vous paie, sous quelle forme, et combien.

Ce sujet vous concerne ?

Nous vous proposons trente minutes pour en parler. Vous exposez votre projet ou votre situation, nous vous disons ce qui nous paraît pertinent et ce qui ne l'est pas. Sans engagement et sans honoraires.

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Cet article a une vocation générale et pédagogique. Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement, ni une incitation à acheter ou à céder un instrument financier. Il ne tient compte ni de votre situation, ni de vos objectifs, ni de votre horizon, ni de votre tolérance au risque. Tout investissement comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Rédigé par Tirtha Financial Advisory.

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